POUR FAIRE REUSSIR LA NOUVELLE ZONE DE LIBRE ECHANGE AFRICAINE:ZLEC
06 juil. 2018
" l'étude exploratoire pour lancer la ZLEC en Afrique date de 2016, le traité instituant la Zone n'a été signé que le 21 Mars 2018 par les44 États africains,il n'entrera officiellement en vigueur que lorsqu'il est ratifié par au moins22 pays africains.......MAIS POUR QUE CET ACCORD SOIT POSITIF ET APPORTE DES PROGRÈS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX A TOUS LES PAYS SIGNATAIRES,DE NOMBREUSES CONDITIONS ET EXIGENCES PRÉALABLES SONT NÉCESSAIRES VOIR INDISPENSABLES: Nous allons brièvement citer les plus importantes de notre point de vue:certaines sont exclusivement du ressort de la capacité de gestion et de coordination des pays africains,d'autres nécessitent des réformes des systèmes de financement des institutions comme la B.M et le FMI. pour accompagner le lancement de la nouvelle zone et tenter de lui assurer les conditions minimales de succès....Rappelons que le commerce intra-africain ne représente que 16 pourcent de leurs échanges extérieurs alors que l'UE atteint les 63 pour cent.......le retard est considérable...les barrières douanières et tarifaires ne sont pas seules en cause:l’hétérogénéité des économies des différents pays africains et la grave insuffisance des infrastructures de communications et de transports pour le développement du commerce intra- africain sont aussi très handicapantes.voir bloquantes....:Afin que le traité de la Zlec ne reste pas une " lettre morte",il urge pour les besoins des pays africains de tirer toutes les leçons de la longue expérience de l'UE: Il s'agit: Primo: d'éviter les erreurs de L'UE et de prendre les raccourcis de ses succès d'abord en mettant en place des institutions performantes et légères pour une bonne gestion de la zone. Secondo: d'harmoniser efficacement leurs législations et leurs pratiques administratives commerciales,tout en identifiant des solutions viables pour simplifier "les inextricables" chevauchements réglementaires des paysqui appartiennent à plusieurs sous-zones déjà existantes......
Tertio:d'imaginer les""mesures d'équilibre""et d’accompagnement pour tenir compte de l’hétérogénéité de l'économie des pays de la zone....certains secteurs pour certains pays auront besoin de périodes de protection variable pour assurer les "mises à niveau" .Ces trois exigences relèvent de la compétence et de la capacité de bonne gestion des pays africains....
Nous allons citer maintenant des exigences qui nécessitent des mesures d'équité de la part notamment de la BM e tdu FMI.....
Primo;On estime que les besoins annuels pour le financement en infrastructures de transports et de communications pourdévelopper le commerce intra-africain sontde l'ordre de 100 milliards de dollars pour une période de dix ans,soit 1000 milliards de dollars pour la décennie 2019-2029...Le FMI et la BM devraient conjointement imaginer les solutions pour mettre à la disposition des pays africains à des taux concessionnels,voir à des taux " zéro".la partie en devise de ces financements...comme ils l'ont fait pour sauver le secteur financier occidental lors de la crise 2007-2008..
Secondo:il convient que ces mêmes institutions aident efficacement les banques des 44 pays africains pour une effective mise à niveau qui devrait avoir pour objectif de rendre ces banques capables de rendre aux entreprises africaines les mêmes services que ceux que rendent les banques occidentales aux PMEde leurs pays y compris en matière de taux d'intérêts des crédits accordés...Ce qui supposent aussi des lignes de crédits au profit des banques africaines à des taux préférentiels.....CECI CONSTITUE UN MINIMUM....DANS L’INTÉRÊT BIEN COMPRIS DES PAYS AFRICAINS ET DES PAYS OCCIDENTAUX.........RACHID SFAR ce15 juin 2018